laTigresse Voleuse d'âmes


 Age : 19 Inscrit le : 03 Juin 2005 Messages : 7542 Mutant : organique/moléculaire Côté coeur : Jaccen, mon mari Pouvoirs : aspire l'essence vitale/ féline.
 | Sujet: Petit poème 2 Lun 3 Sep - 15:09 | |
| Lettre à un connard, 2eme version. Criminel
Lorsqu’on retire à une personne ce qu’elle possède de plus précieux, lorsqu’on la dépossède de ce qui fait d’une personne un être humain, on devient criminel. Je ne parle pas d’ôter la vie à quelque un. Je parle de la déposséder de son corps, de la déposséder de son âme. Lui prendre ce qu’elle a de plus précieux.
Tu es devenu criminel dès lors où tu l’as touché. Tu es devenu criminel dès lors où tu m’as touché. Tu es devenu criminel.
Elle était si jeune… Tellement fragile. Tu lui a dis qu’elle devait le faire. Elle ne comprenait pas, elle ne savait pas, elle ne voulait pas. Mais elle l’a fait. J’étais ivre. J’étais fragile. J’étais vulnérable. J’étais stupide. Je ne comprenais pas, je ne voulais pas. Mais je l’ai fais. L’âge ou l’alcool…Tu as préféré agir en sachant que nous ne pouvions pas riposter. Si simple d’abuser d’une personne qui n’a pas la force de te repousser, si simple d’abuser d’une personne incapable de tenir sur ses pieds.
Tu es devenu criminel dès lors où tu l’as touché. Tu es devenu criminel dès lors où tu m’as touché. Tu es devenu criminel, mais personne ne le sait.
Tu es parvenu à un accord avec ta conscience. Tu t’es dis: « elle voulait ». Tu t’es dis « j’avais fumé, c’est excusable. » On n’excuse rien. Tu le savais alors, tu as dis, fièrement: « j’ai baisé ma cousine. » Tu as crié fièrement « c’est une chaudasse ma cousine. »
Dans les rues, des regards que je ne comprenais pas, des sourire, des regards échangés… Et cette putain de honte qui commençait à me bouffer. Et cette putain de rage qui commençait à me tuer. Chaque jours qui ont succédés, j’avais envie de crever. Trop de larmes refoulées… Cette douleur je ne pouvais la supporter. Je me suis mutilée. J’ai déplacé ma douleur dans mon bras écorché, dans ma cuisse lacérée. J’ai déplacé la douleur pour ne plus y penser. J’avais mal. J’avais si mal.
J’avais perd la chose la plus précieuse à mes yeux. J’avais perdu ma virginité dans les bras d’un homme que je ne pourrais jamais plus aimé. Toi, mon cousin, toi que j’aimais comme un frère, toi que je respectais… Tu m’as écorché, abîmé, tu m’as tué.
Je me suis relevée. J’ai pu avancé. Je n’ai rien surmonté, j’ai juste accepté. Malgré ce que je pensais de moi, malgré ce que je croyais de moi, il y a un homme qui a su m’aimer. Il y a un homme qui a su m’apprivoisé. Il est aujourd’hui à mes côtés. Il a pansé mon cœur lacéré par la honte, lacéré par la haine, lacéré par ta stupidité. Aujourd’hui, je me réveil auprès d’un homme qui aura su me respecté. Non, je n’ai pas tout révélé à celui qu’un jour je compte épousé. Non, je ne pourrais pas tout lui raconté. Mais, je sais que sur lui, je peux compté. _________________
 // Bébé // LOVE // |
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